Mélodies des Mondes Supérieurs
1ère Partie
Le Rav Michaël
Laitman ouvre une fenêtre sur les mystères de la musique cabalistique.
Lorsqu'un cabaliste commence à percevoir le monde spirituel, il pénètre
dans une dimension différente. Un monde entier se révèle devant lui dans toute sa beauté et sa richesse. C’est quelque
chose qui n’existe pas dans ce monde. Il perçoit une image entièrement
différente : des forces qui mettent notre monde en action et des âmes sans
corps. Le passé, le présent et le futur se tiennent devant lui au présent, il
les vit tous. Il vit en étant rempli d’une sensation éternelle et parfaite et
ressent qu'il embrasse l’univers entier
Cette profonde expérience émotionnelle est ineffable. Dans leurs livres les
cabalistes nous conseillent uniquement comment parvenir à une telle impression
et à une telle sensation et sur les moyens de découvrir cette réalité.
C'est pourquoi, il est difficile pour un cabaliste de nous transmettre ce qu’il ressent,
ce qu’il perçoit de ce qui se révèle devant lui, de ce qu’est le monde caché.
Parmi tous les moyens dont nous disposons dans notre monde et dont nous pouvons
nous servir pour nous donner une idée ou une image, et de la transmettre aux
gens qui ne perçoivent pas la spiritualité, il en existe en fait qu’un seul qui
décrit les impressions qu’un homme ressent quand il atteint les mondes
supérieurs : ce sont les sons.
C’est pourquoi en plus d’écrire des articles, sur des sujets difficiles et
profonds, les cabalistes écrivent des cantiques, des mélodies, c’est un moyen
supplémentaire d’exprimer les sensations et l’émerveillement de façon plus
directe et rapide, en touchant les cœurs, à travers les sons, sans utiliser des
mots, ainsi ce son pénètre dans le cœur de l’homme et le change, lui faisant
ressentir une partie du monde supérieur.
Chacun d’entre nous possède une âme. L'âme d'un cabaliste ressemble à un
instrument de musique correctement accordé, comme la harpe de David. C’est le kli interne de son âme qui
ressent ainsi la réalité et qui l’exprime à travers des sons. C’est la raison
pour laquelle le Roi David fut capable d'écrire les Psaumes qui sont le reflet de
son émerveillement devant
les mondes supérieurs.
Nous avons reçu un très beau cadeau du dernier des grands cabalistes de ce
siècle, le Rav Yudah Halevi Ashlag, le Baal HaSoulam, Il a ainsi exprimé au travers de ses mélodies toutes les
étapes et toutes les sensations des mondes supérieurs.
En écoutant ces mélodies, nous nous rapprochons de la véritable sensation
de la réalité supérieure et de la spiritualité, L’homme s'en rapproche
progressivement comme s'il pénétrait dans le monde supérieur. Mais pour chacun d’entre nous, peu importe notre
degré de connaissance dans l’étude de la Cabale, ces sons sont les moyens les
plus rapides, les plus directs et les plus simples pour vivre une expérience
spirituelle.
Un cabaliste ressent dans le monde spirituel des états plus ou moins bons,
des forces négatives et positives parmi lesquelles il vit et dont il se sert
pendant que ces forces l'influencent à leur tour. C’est vraiment comme dans
notre monde .Un Cabaliste exprime ces différents états au travers de mélodies.
C’est la raison pour laquelle, il y a en apparence des mélodies tristes et
d'autres plus joyeuses. Mais en fait, cela vient de la façon dont nous les
écoutons. Un cabaliste qui écoute une mélodie et qui perçoit les images qu'elle
éveille en lui, ne ressent qu’euphorie
Les sons peuvent paraître plaintifs et une mélodie peut sembler triste,
mais en réalité elle ne l'est pas, elle est pleine d'entrain, c'est notre façon
de l'entendre qui la rend triste à nos oreilles. Nous avons l'impression en
l'écoutant qu'il manque quelque chose à l’homme qui a composé cette musique. En
fait, cela vient du fait que dans notre monde nous nous servons de lettres, de
notes de musique, de besoins, de kelim et non de la Lumière qui les
remplit. Nous ne pouvons ressentir uniquement
les kelim et non les lumières.
Malgré tout quand l’homme
écoute cette musique, il se rapproche progressivement de la situation dans laquelle ces kelim se rempliront
de lumières et alors il ressentira les mêmes sensations que celles ressenties
par le cabaliste.
Je souhaite à tout le monde d'être digne de ressentir ces vastes espaces,
ces sensations et le monde supérieur dans sa plénitude, le Créateur, la Lumière
Supérieure qui remplit l’âme et notre kli général dans chacune des
mélodies des 150 Psaumes. Le Rav Yudah Ashlag, le Baal HaSoulam a pensé à nous
et désira que nous nous rapprochions de cet état, c’est pourquoi il nous a
laissé ses mélodies ; écoutons les et disons nous que c’est un moyen pour
entrer dans le monde supérieur
Bnei Heichala
Bnei Heichala signifie " les fils du palais du Roi ", ce sont les fils du palais royal
qui désirent accéder au Palais, le Palais Royal c’est Bina,
l’attribut de don, la force du Créateur, Elohim. Les fils sont ceux qui veulent ressembler au roi par leurs
attributs, être comme lui. Le mot " fils " (Ben)
vient du mot " compréhension " (havana). Ils désirent Le
comprendre et grâce à cette compréhension
à s’en rapprocher et à Le ressentir.
Pour y parvenir les fils sont prêts à s'engager dans tout le processus des
réparations de se changer du début jusqu'à la fin, en partant de la nature dont
ils sont issus jusqu’à la nature du roi, c'est ce dont parle ce cantique.
Lorsque nous parvenons à cette étape et devenons
"les fils du palais" cela s’appelle la réparation
finale. C’est pourquoi nous chantons ce cantique le samedi (Shabbat) à l’office
de l’après midi (Mincha). Shabbat représente l’ascension lors de
laquelle tout le monde atteint les mondes spirituels et puis entre dans le
palais du roi.
Trois ascensions des mondes caractérisent Shabbat. Ceux qui effectuent des
réparations individuelles et ceux qui étudient la Cabale ressentent ces ascensions. La première
ascension , le vendredi soir, la deuxième le lendemain matin et la troisième la
plus importante lors de Mincha, c’est lors de cet état le plus
élevé que nous chantons ce cantique Bnei Heichala.
Les paroles ont été écrites par le St Ari et la mélodie par le
Baal HaSoulam, il en résulte une composition du Ari et du Baal Hasoulam qui
nous permet de pénétrer dans le cantique et de vraiment atteindre la plus haute
ascension qu’un cabaliste puisse ressentir avant la réparation finale générale,
tandis que toute l’humanité monte vers ce même palais.
C’est pourquoi c’est un cantique très élevé, tel un hymne à cette ascension
atteint pour l’instant par ceux qui étudient la Cabale et plus tard nous l’espérons par toute l’humanité.
Ki Hilatsta
Nafchi (car Tu as préservé mon âme) Psaumes 116-8
Ki Hilatsta Nafchi est un Psaume écrit par le Roi David qui exprima
son état lorsque son âme gravit toutes les étapes et qu’elle atteint
l’achèvement de sa réparation. Alors il s’adressa à la Force Supérieure, le
Créateur et dit Ki Hilatsta Nafchi (« car Tu as préservé mon âme »).
La mélodie a été écrite par mon professeur, le Rav Baruch Shalom Halévi
Ashlag le dernier grand cabaliste de notre génération- le Rabash me chanta de
nombreuses fois cette mélodie.
Il semble peut être que la mélodie ait l’air triste mais ce n’est pas le
cas, elle est délicte et retranscrit la sensation de l’homme qui est parvenu à
acquérir l’attribut de Bina, l'attribut de don, les attributs du
Créateur, où tout est calme et où la paix règne. Le Rabash à travers cette
mélodie exprime son entrée dans cet état. Il voit clairement tous ses Kelim,
son âme toute entière, et tous ses désirs qui se présentent à la Force
Supérieure et qui commencent à régner en elle.
C’est un court cantique parlant de la sérénité lorsque l’homme a pénétré la
Force Supérieure et ressent une sensation de paix complète et de repos éternel.
Hassal Seder Pessah
Hassal Seder Pessah retrace la situation de l’homme qui vient de
commencer son chemin, il est plein d’énergie, prêt à entreprendre ce chemin, il
sait que s’ouvre à lui un processus allant jusqu’à sa réparation lui permettant
de recevoir la Lumière, de recevoir la Torah. Du fait qu’il soit sorti
d’Egypte, qu’il ait su surmonter sa nature, il voit en cela une promesse
absolue, que grâce à l’aide d’en haut, il aura la force, les capacités, pour
tout ce qui lui a été réservé, de traverser ces 49 portes, réparations que l’on
appelle Lag Ba Omer (33ème jour de l’Omer) et tous les jours
lors du comptage de l’Omer pour recevoir la Torah.
C'est une chanson assez simple. Elle symbolise en particulier la facilité
qu'un homme peut avoir à s'engager et à passer toutes les sefirot de l'Omer, ainsi
chaque Sefira apportera une réparation totale aux Kelim dans chacun des
49 états.
Tsadik ke Tamar Ifrach–Le Juste fleurira comme le
Palmier (Psaumes 82)
« Le Juste fleurira comme le palmier », dans chaque cantique nous
avons en fait deux états. Le premier correspond à la réparation du kli,
de son âme qu'a effectué l'homme
lui procurant ravissement et euphorie et qu'il retranscrit en second
lieu sous la forme de cantique.
C’est pourquoi dans « le Juste fleurira comme le palmier »,
l’homme ressent le précédent état quand il était dans le besoin, souffrait,
était en quête, et la situation actuelle à laquelle il se devait de parvenir
pour être un juste, pour justifier tout le chemin parcouru.
L'exaltation qui émerge entre la conscience de ces deux états retentit
maintenant sous la forme d'une mélodie retranscrivant sa sensation
Cette sensation comprend deux situations contraires, d’une part un état
d’éloignement extrême qui lui semble désespérément loin du Créateur et d’autre
part, l’état actuel dans lequel il s'unit avec la force supérieure.
Sur le fond, ce cantique est spécial car c’est un remerciement, non pas de
son état actuel, mais du fait qu’il puisse être Juste, justifier les actes du
Créateur dans tout ce qui lui est arrivé en chemin. Désormais il voit la cause
et la nécessité des situations vécues. Il comprend que tout a été prévu d’En
haut pour lui afin qu’il atteigne cet état d’élévation.
Léaguid Ba Boker Hassedecha- Proclamer Ta
bienveillance le matin (Psaumes 82)
Léaguid Ba Boker Hassedecha exprime les états que nous vivons. Dans
notre monde, lorsque nous nous endormons, dans le fond, nous perdons
conscience, et sommes déconnectés du monde, de la vie. Lorsque nous entrons
dans l’état où nous sommes détachés de la vie il ne nous reste que ce que l’on
appelle Kista de Chayuta, un niveau de vie minimum en nous, lorsque nous
ne sommes pas certains (si on peut poser la question de cette façon) de nous
réveiller. Alors pourquoi nous réveillons nous? Soudain nous ressentons un
éveil de l’intérieur et nous nous réveillons et commençons une nouvelle journée.
Mais l’état dans lequel nous sommes déconnectés de la réalité et entrons
dans la phase de sommeil est très spécial. Il existe des situations identiques
dans la spiritualité et ce parce que tout ce qui existe au niveau matériel
découle du spirituel.
C’est pourquoi dans la spiritualité, il existe des situations appelées
« jour », « soir », « nuit » et
« matin » et ceci se produit uniquement car l’homme se créer le
« jour », et la « nuit » et tous les moments, il se place
lui-même dans ces états. S’il ne se met pas lui-même dans ces états, s’il ne se
pousse pas, il n’avance pas et alors le temps ne passe pas, du fait qu’il
n’existe pas de notion de temps dans la spiritualité. Il n’existe que des
actions, causes et effets.
C’est ainsi quand l’homme « va se coucher », d’un point de vue
spirituel et qu’il se déconnecte de la réalité spirituelle et somnole en se
déconnectant du spirituel, du
Créateur, des forces supérieures, une question apparaît : « à quoi
est dû son réveil ? » c’est pourquoi il effectue des réparations
particulières grâce auxquelles il prépare le désir de se lever. S’il se prépare
correctement, la Lumière Supérieure s’opposera à ses désirs et le réveillera,
tel le soleil nous réveillant le matin. Cependant, sans la Lumière d’en haut,
il ne serait pas capable de se réveiller.
En fait, lorsqu’il se lève le matin, c'est-à-dire lorsqu’il se réveille de
nouveau à la spiritualité (cela s’appelle « se lever » en
spiritualité) alors il célèbre la Force Supérieure, le Créateur qui l’a
réveillé et qui lui a donné un nouvel élan pour travailler à ses réparations
afin d'atteindre des états sublimes, éternels et parfaits qui est le but de la
création. Et il chante : Proclamer Ta bienveillance le matin
car c’est vraiment la bienveillance de l’En Haut qui l’a réveillé.
Valse
La valse est une mélodie très spéciale. Elle est vraiment classique avec
toutes les caractéristiques d’une valse répondant à nos traditions. Cette
mélodie n’est pas du Baal HaSoulam, même si c’est lui qui nous l’a transmise.
Il l’a entendu de son Rav, Admor de Pruszków, qui l'éduqua. Le Baal HaSoulam
vécu à Varsovie, tout comme ses parents. Dans un petit village à proximité de
Varsovie, Pruszków, vivait le Rabbi de Pruszków, d’où son nom. C’était un
cabaliste. Lorsque le Baal HaSoulam grandit, il commença à aller le voir avec
son père. Progressivement alors que le Baal HaSoulam grandissait, le Rabbi de
Pruszków s’en rapprocha, lui expliquant et l’initiant lentement à la partie
intérieure de la Torah, pas la Guémara, ni le Pentateuque et tous les livres
classiques mais la partie intérieure de la Torah – la Science de la Cabale.
Grâce à lui, le Baal HaSoulam parvint à la révélation du Créateur, le
spirituel et devint cabaliste. Pendant un certain temps le Baal HaSoulam fut
très proche de lui mais plus tard il découvrit qu’il avait dépassé le niveau
spirituel de son professeur. Le Baal HaSoulam le quitta et immigra en Israël.
C’est ce que le Rabash, le fils aîné du Baal HaSoulam me raconta.
Cette mélodie vient du Rabbi de Pruszków, transmise au Baal HaSoulam et de lui- à mon Rav et je
l’ai entendu grâce à lui.
Kel Mistater
Kel Mistater est
un cantique chanté au cours de Shabbat, en fin de journée, lorsque nous nous
rapprochons de la sortie, de la fin de Shabbat. La fin de Shabbat est le moment
où la Divine Chekhina (Sainteté) qui se pose sur l’homme lors de son
ascension spirituelle commence
progressivement à le quitter le laissant intentionnellement dans l’obscurité,
avec des besoins et que tout ce qu’il a reçu lors de Shabbat lui servira de
force motrice pour qu’il atteigne par lui-même ce qu’il a reçu en cadeau lors
de Shabbat.
Shabbat est appelé « un cadeau ». Il est ainsi écrit dans la
Torah, le Créateur dit : « j’ai un cadeau précieux pour Israël et son
nom est Shabbat. Va et dit leurs » (Talmud, Shabbat 10b).
Shabbat est un vrai cadeau. Pourquoi ? Un cadeau est quelque chose que l’on donne à autrui
sans contre partie, sans même qu’il est travaillé pour cela. Un cadeau est
donné par amour.
Et tel est Shabbat- d’En haut vient la Force Supérieure appelée Shabbat.
Bien sûr, elle parvient à un cabaliste, à une personne qui désire se rapprocher
du Créateur, une personne désirant ardemment progresser spirituellement et non
pas à une personne ordinaire. La Force Supérieure vient d’en haut et la
personne est inévitablement réveillée par elle. Elle vit différentes sensations
et phénomènes qu’elle ne mérite pas actuellement au vu de ses kélim, mais qui lui sont données
en cadeau.
Une personne qui parvient à s'élever spirituellement connaît après un
certain temps un déclin et cette
sensation disparaît. Alors la personne dit : Kel Mistater –
"Le Créateur se cache ". « Toi, le Créateur, Tu m'as offert
en cadeau, Ta révélation lors de Shabbat et désormais Tu t’éloignes de moi et
Tu te dissimules. Je comprends que cela soit nécessaire pour que je puisse
davantage me rapprocher de Toi et Te connaître même lors des journées
« moins fastes », c'est-à-dire lorsque Tu te dissimules, en semaine,
quand je suis séparé de la Sainteté et que je me trouve dans l’état des jours
de la semaine. Mais je dois m’assurer que toutes ces journées en milieu de
semaine se connectent dans une certaine mesure au cadeau que j'ai reçu lors de
Shabbat ». C’est un cantique d’une personne qui a connu le Créateur.
Ce cantique exprime les sensations des dix Sefirot
- Keter, Hochma, Bina, Hessed, Gevourah, Tifférette, Netzach, Hod, Yessod, et
Malchoute- dans lesquelles l’homme a perçu les attributs
du Créateur et puisque désormais il entre dans la phase de dissimulation et que
le Créateur s’éloigne de lui, il sait exactement ce dont il a besoin pour
l’atteindre de lui-même. Le
processus est déjà inscrit en lui dans ses Réchimote et
Shabbat lui procure la force de l'accomplir A présent, en semaine, une personne
doit se hisser au précédent niveau de Shabbat, et plus tard, lors du Shabbat
suivant, il recevra un cadeau encore plus grand. Cela continue ainsi de suite
jusqu’à ce que tous les Shabbat s’unissent au stade de l’achèvement de la
réparation.
*
* *
La chose la plus importante dans la musique cabalistique n’est pas les
notes en elles mêmes, mais toutes les infimes nuances qui existent entre elles.
Nous apprenons qu’il existe des Taamin (goûts), Nékoudote
(points sous les lettres), Tagin (couronnes au sommet des
lettres) et Otiote (lettres). Que sont les lettres ? Les
lettres sont exactement les plus infimes nuances formées dans le kli
une fois la Lumière pénétrée. Elles sont appelées lettres – impressions des Réchimote
laissés dans le Kli à son entrée telle la Lumière
lorsqu’elle quitte le kli. Cette rapide impression à l’intérieur
et à l’extérieur, du départ de la Lumière, se nomme « une lettre »,
un symbole, la partie fournissant le plus d’information.
Il en est de même avec les sons. Lorsque quelqu’un joue ces sons, ces
mélodies, il y a une grande différence entre le connaisseur et le novice, entre
celui qui joue juste et celui qui joue bien, et tout dépend de la compréhension
de chacun et de l’importance du morceau joué. Ce qui est le plus important n’est
pas dans les sons mais dans les symboles les plus petits, là où commencent et
finissent le son et non pas le son lui-même.
Malheureusement, beaucoup de personnes sont dans l’incapacité d’exprimer
cela. J’avais un brillant étudiant, qui m’était très cher- Vitalik. Il jouait
du violon. Il me dit : « je peux jouer uniquement si tu me tiens la
main ». Et cela c’est avéré vrai.